Mort confirmée d’un génocidaire rwandais présumé

Mort confirmée d’un génocidaire rwandais présumé

Quelques jours seulement après l’arrestation en France de Félicien Kabuga, l’un des cerveaux présumés du génocide rwandais, intervient l’annonce que les restes d’un autre génocidaire – Augustin Bizimana, ministre de la Défense pendant le génocide – ont été identifiés dans une tombe à Pointe-Noire, en République du Congo.

Le fait qu’Augustin Bizimana ne sera pas présenté devant les tribunaux est une perte importante pour les survivants et proches des victimes du génocide. Sa mort remonterait au mois d’août 2000.

Augustin Bizimana avait été inculpé en 1998 par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) et devait répondre de 13 chefs de génocide et autres crimes connexes.

Partisan d’une ligne dure au sein du Mouvement révolutionnaire national pour le développement (MRND), le parti au pouvoir, Augustin Bizimana se trouvait hors du Rwanda lorsque l’avion du président rwandais a été abattu le 6 avril 1994, déclenchant trois mois de massacres ethniques. Rentré au pays quelques jours après le début des massacres, il est accusé d’avoir orchestré les meurtres de la Première ministre Agathe Uwilingiyimana, de dix Casques bleus des Nations Unies et d’innombrables civils tutsis.

Après la confirmation de la mort d’Augustin Bizimana et l’arrestation de Félicien Kabuga, le Mécanisme international appelé à exercer les fonctions résiduelles des Tribunaux pénaux, créé après la fermeture du TPIR, continue de rechercher un dernier fugitif majeur, Protais Mpiranya, ex-commandant de la garde présidentielle, qui aurait lui aussi contribué à la préparation du génocide. Alison Des Forges, conseillère senior auprès de Human Rights Watch, a documenté comment Protais Mpiranya avait été impliqué dans le pilotage des milices et des civils ordinaires pendant les massacres au Rwanda.

La mort d’Augustin Bizimana signifie que les survivants du génocide sont désormais privés de la possibilité de le voir répondre aux graves accusations le concernant devant un tribunal. En revanche, l’heure de vérité a sonné pour Félicien Kabuga, un moment d’autant plus crucial pour les survivants du génocide qu’Augustin Bizimana ne fera lui jamais face à ses juges. Il faut maintenant redoubler d’efforts pour que Protais Mpiranya ne se dérobe pas lui aussi à la justice.

Quelques jours seulement après l’arrestation en France de Félicien Kabuga, l’un des cerveaux présumés du génocide rwandais, intervient l’annonce que les restes d’un autre génocidaire – Augustin Bizimana, ministre de la Défense pendant le génocide – ont été identifiés dans une tombe à Pointe-Noire, en République du Congo.

Le fait qu’Augustin Bizimana ne sera pas présenté devant les tribunaux est une perte importante pour les survivants et proches des victimes du génocide. Sa mort remonterait au mois d’août 2000.

Augustin Bizimana avait été inculpé en 1998 par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) et devait répondre de 13 chefs de génocide et autres crimes connexes.

Partisan d’une ligne dure au sein du Mouvement révolutionnaire national pour le développement (MRND), le parti au pouvoir, Augustin Bizimana se trouvait hors du Rwanda lorsque l’avion du président rwandais a été abattu le 6 avril 1994, déclenchant trois mois de massacres ethniques. Rentré au pays quelques jours après le début des massacres, il est accusé d’avoir orchestré les meurtres de la Première ministre Agathe Uwilingiyimana, de dix Casques bleus des Nations Unies et d’innombrables civils tutsis.

Après la confirmation de la mort d’Augustin Bizimana et l’arrestation de Félicien Kabuga, le Mécanisme international appelé à exercer les fonctions résiduelles des Tribunaux pénaux, créé après la fermeture du TPIR, continue de rechercher un dernier fugitif majeur, Protais Mpiranya, ex-commandant de la garde présidentielle, qui aurait lui aussi contribué à la préparation du génocide. Alison Des Forges, conseillère senior auprès de Human Rights Watch, a documenté comment Protais Mpiranya avait été impliqué dans le pilotage des milices et des civils ordinaires pendant les massacres au Rwanda.

La mort d’Augustin Bizimana signifie que les survivants du génocide sont désormais privés de la possibilité de le voir répondre aux graves accusations le concernant devant un tribunal. En revanche, l’heure de vérité a sonné pour Félicien Kabuga, un moment d’autant plus crucial pour les survivants du génocide qu’Augustin Bizimana ne fera lui jamais face à ses juges. Il faut maintenant redoubler d’efforts pour que Protais Mpiranya ne se dérobe pas lui aussi à la justice.


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